Témoignage de la Créatrice de So What Jewelry: Marine. – SO WHAT Jewelry

On me dit que j'ai changé de vie.

En gros voilà : Je suis devenue joaillière en passant un CAP à L'Ecole Boulle après 5 ans en marketing et j’ai crée So What Jewelry.

C’est un peu la mode ces derniers temps il me semble, mais la boulangerie et le yoga sont plus populaires. Les gens ne se limitent plus à une vie.  J’ai choisi la joaillerie, fabriquer quelque chose de joli, concrétiser une idée en objet, l’idée m’a toujours plu. Il arrive souvent qu'on me mette dans la case des nouveaux trentenaires qui décident de tout quitter. En dehors du fait que je n'aime pas beaucoup les cases, je n'ai pas tout quitté, j'ai tout gardé et ajouté de nouvelles perspectives. Un peu comme des morceaux de biscuit dans un yaourt à la vanille, j'ai ajouté du croquant. Je pense que eux aussi avaient besoin de croquant. Je ne considère pas avoir fait une reconversion, j’ai élargi mon champ de compétences et je me sers quotidiennement de toutes mes expériences passées.

On me demande souvent comment j’ai pris ma décision, quel a été mon déclic.  Je ne sais jamais répondre à cette question. J’ai l impression qu’on me demande une formule magique et même si j’adorerais savoir faire des potions, je n’ai pas de recette. J’ai simplement décidé d’arrêter de me fantasmer en créatrice de bijoux, et de façon complètement irrationnelle, je l’ai fait.  Peut-être qu’un stage de danse en life-art process m’a aidé à me jeter à l’eau. J’ai réalisé que mon futur moi, c’était juste moi et que je devais simplement prendre la décision.

Je ne détestais pas ma vie,  je ne détestais pas mon travail,  je ne faisais pas de burn-out. J’étais simplement dans un confort inconfortable, je m’ennuyais. Je voulais que ça soit différent et j’avais une idée assez précise de comment, alors je l’ai fait.  Ce n’était pas courageux, c’était nécessaire.  

J’ai sacrifié mon confort inconfortable pour un inconfort plus confortable. Je suis retournée vivre chez ma famille, ma garde robe a largement diminué, mon carnet de sorties aussi, mon banquier me fait la gueule et l’idée de partir en vacances me paraît complètement irréaliste. Est-ce que c’est facile à assumer socialement ? non.  Est ce que c’est grave ? non. Et pour être franche, régulièrement je me dis « c’est trop tard, c’est fait ».  

J’ai des objectifs assez précis sur ce que je veux créer et quel genre d’entreprise, j'ai une ligne directrice et je ne manque pas de projets. L'idée qu'on peut partir de rien me parait de plus en plus illusoire car l'argent reste le nerf de la guerre. Il y a des jours où je me dis que je n’y arriverai jamais. Il y a des jours où je me dis que tout ira bien. Je pense d’ailleurs que c’est ça le plus dur, je dois me dire à moi même que tout ira bien puisque aucun collègue ou chef  n’est là pour me rassurer.  Tout part de nous,  l’énergie positive comme la négative, les bonnes idées comme les mauvaises et je pense que c’est ça que je recherchais : avoir la liberté d’essayer mes bonnes et mes mauvaises idées.

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